Réforme PASS et LAS 2027 à Grenoble
Rentrée 2027 · Officiel
La licence orientée santé la fin de la PASS/LAS en 2027
Réforme confirmée pour 2027 — les modalités précises de l’UGA seront publiées sur Parcoursup d’ici fin 2026
Le gouvernement a tranché : à la rentrée 2027, le PASS et la LAS laisseront place à une première année unique d’orientation santé. L’annonce, faite le 17 avril 2026 par les ministres Stéphanie Rist (Santé) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) lors d’une conférence de presse à l’Université Paris Cité, met un terme à cinq ans d’un système jugé illisible et inégalitaire d’un site à l’autre.
Côté grenoblois, l’UFR de médecine de l’UGA — la Faculté de médecine de Grenoble installée sur le Domaine de la Merci à La Tronche — va devoir refondre toute son architecture pédagogique. Pour les lycéens de l’académie de Grenoble — Isère, Drôme, Ardèche, Savoie, Haute-Savoie — qui visent une place en MMOPK, la question n’est plus « PASS ou LAS ? ». Elle devient : comment se préparer à un format dont les modalités locales restent à confirmer ?
Attention au contresens fréquent
Beaucoup pensent que la fusion PASS/LAS va automatiquement faciliter l’accès à médecine à Grenoble. Faux. Le numerus apertus de l’UGA, négocié avec l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, ne dépend pas du nom du dispositif d’entrée. En 2024-2025, le taux de réussite global en PASS à Grenoble tournait autour de 16 %. Rien ne laisse penser que ce chiffre va bondir en 2027.
Les chiffres clés de la réforme à connaître
2027
Rentrée concernée
3
Blocs d'enseignement
60
ECTS total
2
Tentatives MMOPK
5
Filières intégrées
Pourquoi le ministère met fin au PASS et à la LAS
Lancé en 2020 dans la foulée de la loi du 24 juillet 2019, le couple PASS/LAS visait deux objectifs ambitieux : élargir le profil des admis en santé et permettre aux étudiants non retenus de poursuivre des études sans perdre leur année. Cinq ans plus tard, le bilan dressé par le ministère lui-même est sans détour.
Trop de parcours différents
En Île-de-France, un candidat pouvait jongler entre plus de 100 combinaisons PASS et LAS. À Grenoble, l'offre était plus lisible mais reposait sur des règles propres à l'UGA, difficilement comparables à celles de Lyon ou de Marseille.
Une équité fragile
Selon l'université choisie, un même étudiant n'avait pas les mêmes chances objectives d'accéder à médecine. Le ministère parle aujourd'hui d'« inéquité induite par la double voie d'accès ».
Un Parcoursup illisible pour les lycéens
Trop de fiches aux libellés proches, des modalités locales noyées dans le détail. Beaucoup de familles iséroises faisaient leurs vœux sans comprendre clairement les différences.
L'interdiction de redoubler en PASS
Critiquée dès 2020, jugée brutale par les associations d'étudiants comme l'ANEMF.
La concertation nationale ouverte le 20 octobre 2025 a conclu à la nécessité d’une refonte. Le 17 avril 2026, l’arbitrage est tombé : on revient à une voie unique, harmonisée nationalement.
Du PCEM1 à la Licence Santé : vingt ans de réformes à la faculté de médecine de Grenoble
La suppression du PASS et de la LAS en 2027 n’est pas un coup de théâtre. C’est la quatrième tentative en vingt ans pour résoudre une équation impossible : ouvrir l’accès aux études de santé sans renoncer à la sélectivité. Petit retour en arrière, vu depuis Grenoble.
AVANT 2010
Le PCEM1 — un concours par filière
À l’UGA, chaque filière organisait alors son propre concours d’entrée. Le système était brutal, mais avait au moins une qualité aux yeux des lycéens isérois et de leurs familles : on savait précisément à quoi on s’inscrivait. Les taux de réussite étaient connus, les programmes stables d’une année sur l’autre.
2010
La PACES — première année commune des études de santé
Les filières santé fusionnent dans un tronc commun unique. Au Domaine de la Merci, les amphithéâtres de la fac de médecine débordent. Le numerus clausus reste serré et le taux de réussite au premier essai descend autour de 15 à 20 %. Le redoublement est autorisé — et adopté massivement, créant un sentiment d’année « parking » dénoncé par les associations étudiantes.
2020
Le PASS et la LAS — la diversification mal calibrée
La loi « Ma Santé 2022 » ambitionne d’élargir les profils admis en MMOPK et de supprimer le redoublement, source de gâchis selon le législateur. En pratique, la multiplication des parcours rend Parcoursup illisible. À l’UGA, le tutorat AESG et les forums d’orientation tournent à plein régime pour expliquer la différence entre les deux voies. L’objectif de simplicité affiché n’est pas atteint.
2027
La Licence Santé — retour à une voie unique
Officialisée le 17 avril 2026 par les ministres Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) et Stéphanie Rist (Santé), la nouvelle architecture rétablit un cadre national unifié. L’UGA, comme l’ensemble des UFR de santé françaises, devra publier sa maquette pédagogique sur Parcoursup avant la rentrée 2027.
Comment fonctionne la nouvelle première année santé
La future L1 ressemblera à une véritable année de licence, organisée en trois blocs d’enseignement complémentaires, pour un total de 60 ECTS sur l’année. Voici les fourchettes officielles communiquées par le ministère.
Sciences de la Santé
24 à 30 ECTS
Le noyau scientifique commun aux cinq filières MMOPK : anatomie, biologie cellulaire, biochimie, biophysique, physiologie. Le programme est annoncé « allégé et recentré sur l’essentiel » par rapport à l’actuel tronc santé du PASS.
Discipline d’appui
24 à 30 ECTS
Les enseignements d’une licence contributive au choix : biologie, physique, chimie, économie-gestion. Les disciplines plus éloignées du champ médical (philosophie, droit, langues) devraient sortir de la liste — un changement majeur par rapport à la LAS actuelle.
Compétences Transversales
6 à 12 ECTS
Éthique médicale, communication, sciences humaines et sociales, compétences psychosociales. Un bloc plus léger en volume mais qui formalise la dimension humaine du soignant dès la première année.
La règle d'or de la validation
Pour candidater en deuxième année MMOPK, l’étudiant devra avoir validé les trois blocs avec une moyenne minimale de 10/20 dans chacun. Pas de compensation entre les blocs. Le classement final s’appuiera ensuite sur l’ensemble du parcours académique, y compris les notes du bloc disciplinaire — ce qui rend ce dernier déterminant et non plus secondaire.
Deux tentatives, et le retour officiel du redoublement
Sous le PASS, redoubler était impossible. La nouvelle première année rétablit ce droit, mais sous une forme différente du PCEM1 d’avant 2010. Voici la mécanique annoncée par les ministres :
- Première tentative à l'issue de la L1 (en fin de première année)
- Possibilité de redoubler la L1 si elle n'est pas validée — sans nouvelle tentative immédiate
- Seconde tentative à candidater à l'issue de la L2, après avoir validé sa deuxième année
- En cas d'échec aux deux tentatives, l'étudiant poursuit sa licence dans la discipline du bloc 2
Ce qu'il faut surveiller spécifiquement à l'UGA
Le cadre est national, mais chaque université conserve une marge de manœuvre sur la mise en œuvre. À Grenoble, plusieurs particularités historiques de la fac de médecine de La Tronche méritent l’attention.
Spécificité grenobloise n°1
Le poids des oraux dans la sélection
Aujourd’hui, à l’UGA, les épreuves orales du second groupe comptent pour 30 % de l’admission finale en MMOPK. C’est une particularité forte par rapport à d’autres facultés. Si cette logique est conservée sous la nouvelle Licence Santé — et c’est probable, le ministère ayant indiqué que les épreuves orales restent à la main des facultés — la préparation à l’oral à Grenoble restera un enjeu majeur. Bonne nouvelle pour ceux qui s’y entraînent dès la Première.
Spécificité grenobloise n°2
L'académie alpine, sous-dotée par habitant
L’académie de Grenoble couvre cinq départements et plus de 1,4 million d’habitants, mais ses capacités d’accueil en médecine sont historiquement contestées comme insuffisantes — un point régulièrement soulevé au Sénat ces dernières années. La réforme 2027 ne change pas mécaniquement les quotas locaux, fixés en concertation avec l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes. La pression sur les places restera élevée.
Spécificité grenobloise n°3
L'odontologie qui se poursuit à Lyon
À Grenoble, la première année d’odontologie est accessible via le dispositif d’accès santé, mais la suite du cursus se fait à l’UFR d’odontologie de Lyon I. Ce point ne change pas avec la réforme : il faudra continuer à l’intégrer dans son projet professionnel. À noter pour les candidats dentaire.
Êtes-vous concerné par la bascule de septembre 2027 ?
Selon votre année de naissance et votre niveau actuel, vous tomberez d’un côté ou de l’autre de la réforme. Voici les deux cas de figure les plus fréquents chez nos étudiants à Altimed Prépa.
Terminale en 2025-2026
Vous entrez sous l'ancien système
Inscription en PASS ou en LAS à l’UGA à la rentrée 2026. Vous suivez le dispositif actuel jusqu’à son terme. La réforme ne vous concerne pas — sauf en cas de redoublement, où vous basculeriez dans la nouvelle architecture à partir de 2027.
Première en 2025-2026
Vous serez la première promotion 2027
Bachelier 2027, vous serez parmi les tout premiers étudiants à entrer dans la nouvelle Licence Santé à Grenoble. Vous formulerez votre vœu sur Parcoursup au printemps 2027, avec un sous-vœu pour votre discipline d’appui.
Ce qui s'améliore, ce qui reste, ce qui fâche
Le vrai progrès
Une porte d’entrée unique sur Parcoursup. Fini le casse-tête PASS/LAS. Les lycéens de l’Isère pourront viser la fac de médecine de Grenoble avec un seul intitulé clair, des règles harmonisées sur tout le territoire, et un sous-vœu disciplinaire qui correspondra à leur plan B en cas d’échec.
Le redoublement réintroduit. Sous une forme nouvelle (depuis la L2), mais le principe d’une deuxième chance encadrée revient. C’était la demande forte de l’ANEMF depuis l’instauration du PASS.
Un plan B mieux sécurisé. Le bloc 2 cesse d’être une option secondaire pour devenir une licence à part entière. Échouer en MMOPK ne signifie plus « tout reprendre » : on continue dans la discipline d’appui en L2.
Ce qui ne change pas
Le nombre de places en MMOPK à Grenoble reste défini par le numerus apertus, négocié entre l’UGA et l’ARS. La réforme ne crée pas un seul siège supplémentaire dans les amphithéâtres de La Tronche.
Les points de tension qui demeurent
Comment préparer dès aujourd'hui une rentrée 2027 à Grenoble
Une réforme ne change pas la nature du défi : valider 60 ECTS en une année, dans deux univers disciplinaires différents, en visant le haut du classement. Voici les quatre leviers qu’il faut activer dès la Première.
01 — Choix des spécialités
Maintenir la triple base scientifique
Physique-Chimie, SVT et Mathématiques en Première restent l’attelage le plus solide pour le bloc Sciences de la santé. En Terminale, conserver Physique-Chimie et SVT, idéalement avec l’option Mathématiques complémentaires. Si vous visez Mathématiques ou Chimie en discipline d’appui, l’option Mathématiques expertes devient pertinente.
Étape 02 — Discipline d'appui
Bien choisir son sous-vœu Parcoursup
La liste resserrée des disciplines acceptées (biologie, physique, chimie, économie-gestion) facilite le choix, mais ce sous-vœu pèsera dans votre classement final ET deviendra votre licence si vous n’intégrez pas MMOPK. À choisir avec un vrai discernement, pas par défaut.
Étape 03 — Méthode de travail
Construire ses réflexes avant septembre
L’écart entre le lycée et la L1 santé reste vertigineux : volume horaire, densité des cours, autodiscipline en distanciel partiel (à Grenoble, une partie des cours se déroule à distance). Travailler sa méthode de fiches, son rythme de révision et sa gestion du temps dès la Terminale fait souvent la différence en décembre.
Étape 04 — Préparation aux oraux
Anticiper la spécificité grenobloise
Si la pondération de 30 % attribuée aux oraux à l’UGA est maintenue dans le nouveau dispositif, savoir présenter son projet professionnel à l’oral devient une compétence à travailler tôt — pas découverte trois semaines avant l’épreuve. C’est l’un des sujets où une prépa médecine à Grenoble ancrée localement fait une différence concrète.
Altimed Prépa : préparer Grenoble depuis Grenoble
À Altimed Prépa, notre travail consiste à connaître la Faculté de médecine de Grenoble dans ses moindres détails : les coefficients réels appliqués à l’UGA, le format des épreuves écrites, le poids des oraux (30 % de l’admission), les attendus des UE spécifiques selon la filière visée. Cette connaissance fine du terrain grenoblois, valable aujourd’hui pour le PASS/LAS, sera transposée à la nouvelle Licence Santé dès la publication des maquettes officielles sur Parcoursup à l’automne 2026.
Une réforme nationale ne supprime pas la dimension locale d'une fac. À Grenoble, c'est l'UGA qui fixe ses coefficients, ses oraux, ses formats. C'est ce terrain-là qu'il faut connaître.
Notre prépa médecine à Grenoble vous accompagne sur cinq axes :
- Les fondamentaux scientifiques pour aborder le bloc Sciences de la santé en confiance
- L'arbitrage stratégique sur votre sous-vœu disciplinaire (bloc 2) selon votre profil
- La construction d'une méthode de travail compatible avec le rythme de la L1 à La Tronche
- L'entraînement à l'oral, dans la logique d'évaluation propre à l'UGA
- L'accompagnement individualisé jusqu'à la deuxième tentative pour ceux qui en ont besoin
Les modalités précises de la nouvelle Licence Santé à Grenoble seront publiées par l’UGA sur Parcoursup avant la rentrée 2027. D’ici là, les lycéens qui consolident leurs bases scientifiques et leur méthode de travail prennent une avance décisive sur le futur classement. Échangeons sur votre projet lors d’un rendez-vous gratuit avec notre équipe.
En Résumé
La réforme des études de santé entrera bien en application à la rentrée 2027 sur tout le territoire, y compris à l’Université Grenoble Alpes. Une voie unique remplace le PASS et la LAS, structurée en trois blocs (Sciences de la santé, Discipline d’appui, Compétences transversales) totalisant 60 ECTS. Le redoublement est rétabli depuis la L2 et le plan B est sécurisé via la licence du bloc 2.
Pour les lycéens visant médecine, maïeutique, dentaire, pharmacie ou kiné à Grenoble, l’enjeu n’est pas tant le changement de format que les spécificités locales de l’UGA — poids des oraux, capacités d’accueil contraintes de l’académie alpine, particularités de l’odontologie via Lyon I. Préparer ces dimensions dès la Première reste le levier principal de réussite.
Page mise à jour en mai 2026 — sur la base des annonces ministérielles du 17 avril 2026.
Sources : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Ministère de la Santé, L’Étudiant (avril 2026), Le Quotidien du Médecin, Université de Picardie Jules Verne (UPJV).